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Idées reçues
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La deuxième moitié du XXe siècle débuta dans le froid

A la fin de la décennie 1960, il fallait à un climatologue un courage certain pour affirmer que le climat connaissait un réchauffement. En effet, depuis 1947, la température moyenne n'avait cessé de baisser, avec son cortège d'hivers rigoureux et d'étés pourris dont la fréquence et la durée augmentaient sans cesse. Des organisations gouvernementales envisageaient alors des mesures afin de préparer l'humanité aux effets d'une nouvelle glaciation.

Cet état de fait laissait perplexes les spécialistes du climat, qui connaissaient - déjà - les effets de serre du gaz carbonique et constataient que, quoique ce gaz fût de plus en plus présent dans l'atmosphère, il ne remplissait plus son rôle.

Les modélisations prévoient un nouvel âge glaciaire

Les scientifiques pensaient alors que la Terre se dirigeait vers une nouvelle glaciation. Stephen Schneider prévenait dans son livre The Genesis Strategy que le refroidissement commencé entre 1950 et 1970 préfigurait un nouvel âge glaciaire. Dans un article paru dans Science en 1971, il écrivait : « Les effets de l'augmentation des aérosols et du dioxyde de carbone ont été calculés. On a trouvé que, quoique le CO2 augmente la température de surface, le taux d'augmentation de la température diminue avec l'augmentation du dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Une augmentation des aérosols d'un facteur 4 serait suffisante pour réduire la température de 3,5°K. Si ceci se maintient pendant plusieurs années, la diminution de la température amènerait un nouvel âge glaciaire. »

Dix ans plus tard, le même scientifique, qui avait refait probablement ses calculs, annonçait une augmentation de la température de 4°C. La peur du refroidissement, dont il avait été un des chantres les plus actifs, devenait la peur du réchauffement.

Les effets de cet épisode froid

Vers 1960 donc, il faisait de plus en plus froid. Cet épisode récent de la lutte du climat contre l'humanité (ou le contraire, selon la religion écologique à laquelle on appartient) est aujourd'hui oublié.

Les maitres à modeler les peurs ont depuis rectifié le tir.

Lorsqu'on regarde la courbe de température parisienne

établie sur le siècle, on a peine à voir l'infléchissement pendant cette période. Pourtant, ce refroidissement avait apporté son lot de difficultés : récoltes tardives, rivières gelées, transports ralentis, problèmes sociaux…

Puis la tendance s'inversa, et la température repartit dans l'autre sens à un train qui n'est, pas encore, d'enfer.

Ensuite, la sécheresse

On connut, dans les dix ans qui suivirent, une petite période plutôt sèche qui gêna les agriculteurs et fit découvrir aux français la première taxe climatique ouvertement déclarée, puis l'opinion publique oublia le prurit dans une douceur de vivre fort agréable, entrecoupée de quelques moments dramatiques. En 92, le Rhône prit son tribut à Vaison la Romaine. A la fin du siècle, des vents qu'on ne connaissait plus, poussés par un jet stream en délire, ravagèrent notre pays. A peine avions-nous eu le temps de panser notre mémoire que la canicule transformait nos villes en mouroirs.

Chic, des catastrophes

La tentation était trop belle. Ces catastrophes, habilement montées en épingle, servirent de présentoir pour montrer à l'humanité frivole les risques qu'elle courait à vouloir vivre mieux que ses ancêtres.

Les sacrifices humains n'ayant plus cours dans nos contrées, du moins officiellement, les grands-prêtres des sectes écologiques qui poussèrent alors comme des champignons durent se résoudre à d'autres expédients pour calmer les dieux en furie. On jeta sur l'autel des taxes, des capucinades, des énergies renouvelables, des ouvrages catastrophiques auprès desquels le Léviathan fait figure d'agneau pascal, quelques idées...

Il faut sauver la planète

Et, surtout, on n'oublia pas que le nerf de la guerre était l'argent et que, pour une cause de cette ampleur, il en fallait beaucoup. Voici de quoi intéresser la finance mondiale, qui ne rechigna pas devant le présent. Un peu de verroterie distribuée ici et là, et en voilà beaucoup acquis à la cause. Le peuple, lui, devra suivre, comme d'habitude. On va lui trouver les démons qui vont lui faire bien peur, et il paiera sans rechigner, avec, en plus, l'impression d'avoir fait une bonne action. Quelques démons, au hasard : plus de ski en hiver, plus de bronzage en été, plus de champagne tout le temps...

Que faire, vraiment ?

Alors, quoi ?

Alors, se faire une opinion par soi-même, patiemment, soigneusement, vaut mieux que de se la faire imposer. Dans le domaine du réchauffement climatique, les vérités sont souvent dénaturées : plus on s'en sert, plus elles s'usent et plus leur sens s'amenuise. Cela conduit à des exagérations effarantes dont les auteurs n'ont même pas conscience ; nous en trouverons quelques exemples dans les pages qui suivent.

Prendre conscience que la Nature vit de plus en plus au milieu de nos excréments et tenter d'y remédier est une noble cause : laisser à ceux qui viendront, quelle que soit l'espèce animale ou végétale à laquelle ils appartiennent, les chances de vivre, et peut être de vivre dans un monde meilleur pour eux, est un devoir pour l'humanité d'aujourd'hui.

Seulement, la prise de conscience tardive devant l'immensité du problème soulevé conduit beaucoup à l'agitation, aux cogitations hâtives, aux réflexions à vue de nez, aux solutions sans avenir. Plus nombreux nous serons à en comprendre les mécanismes et les enjeux et mieux ce puzzle gargantuesque pourra être résolu, si tant est que nous puissions, un jour, le résoudre entièrement.

En aucune manière les éoliennes ne pourront, seules, participer à cet effort : elles ne sont, dans bien des cas, que des statues érigées pour satisfaire l'appétit de gloire - ou de lucre - de petites gens. A part quelques exceptions, leur place n'est pas sur le continent.

Ce recueil des idées reçues est là pour vous aider à reprendre pied avec la réalité.

A lire

Site de Resilience

Un fac-similé d'un article de Newsweek du 28 avril 75, suivi de sa traduction, montrait que les scientifiques envisageaient alors un refroidissement.

Le catastroshisme était rigoureusement le même qu'actuellement : ouragans, sécheresses, inondations, famines, déplacement des populations.

Vent du Bocage (2007)

Le prosélytisme de la secte éolienne

Les instruments de torture, symboles sacrés et incontournables.