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| Introduction | Climat | Catastrophes | Eoliennes |
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Prétendre encore qu'une machine de 1MW (la puissance d'un moteur de TVG) est silencieuse est l'arrière-garde d'un combat perdu. Comparons du comparable L'ensemble de la mécanique, du générateur et des pales qui fendent l'air à plus de 200km/h est forcément bruyant. Le tout est plus proche du TGV que du petit oiseau défendant son bout de branche. Et pour ceux que les comparaisons bucoliques enflamment, le petit oiseau dort la nuit, lui. L'avantage du TGV sur l'éolienne est que le premier, au bout de quelques instants, est déjà loin. La seconde, elle, montre rarement des envies de se déplacer. La tondeuse à gazon du dimanche qui va, pendant des heures, montrer au gazon qui est le plus fort, devient vite exaspérante alors qu'on a oublié depuis longtemps une moto tout aussi bruyante. Tout est question d'habitude, rétorque-t-on. Perception du bruit La « quantité » du bruit n'est qu'une partie de sa pollution. D'autres facteurs, comme sa fréquence ou son aspect répétitif, interviennent pour rendre irritant un bruit qui, sur un sonomètre, n'est pas très fort. Le supplice de la goutte d'eau rappelle qu'un bruit léger peu rendre fou et qu'il est impossible de s'habituer à certains bruits. Le sifflement de la roulette du dentiste fait plus mal que le soin qu'elle prodigue.
L'éolienne cumule les trois : sifflement des pales, choc périodique lorsqu'elles passent devant le fût, sons de la mécanique. Des courbes théoriques présentées par les défenseurs des éoliennes
Source : ADEME tendent à montrer que, plus on s'éloigne, plus le bruit est moins fort. Si cela se vérifie à peu près pour les hautes fréquences (les bruits aigus), il en est tout autrement pour les fréquences basses (les graves) et les infrasons. Cette courbe montre le comportement d'infrasons dans toutes les directions :
Source : CNRS - CSTB La flèche rouge montre que le bruit est moins intense à 2 kilométres de la source qu'à 8,5 km (flèche bleue). Le comportement des sons graves (jusqu'à 200Hz) est à peu près comparable. Et ces effets amplificateurs peuvent être encore accrus par la nature du terrain, la forme, la densité et la hauteur des obstacles, la direction du vent... Ondes, vents et interférences Les courbes simplistes ne tiennent pas compte des conditions dans lequel le son évolue. Onde, il en a le comportement complexe. Quand il se réfléchit sur un obstacle, il crée des interférences qui majorent le bruit à certains endroits. Quand il y a plusieurs éoliennes, les pics sonores sont multipliés au moins par deux. Il y a aussi des endroits privilégiés où le son disparaît presque. Il suffit donc, pour celui qui veut montrer le silence, de placer un sonomètre à un de ces endroits. Les feuilles dans les branches y font plus de bruit que l'éolienne. Le bruit officiel Une éolienne, selon ses promoteurs, « fait » du 40dB à 500 mètres. Deux éoliennes, 43dB. Tiens, plus on en met, moins ça augmente vite ? Pas du tout. Une différence de 3dB correspond à un doublement de la pression sonore, l'échelle est logarithmique. 4 éoliennes = 52dB en théorie. Plus on en met, plus on multiplie le bruit. Dans la réalité, la position des éoliennes va aussi créer des pics, et cette valeur peut être dépassée à certains endroits. Impact sur les humains Une activité intellectuelle est fortement perturbée, voire impossible, au delà de 45dB. La loi suisse interdit plus de 40dB dans les bureaux. Les enfants qui habitent à 500 mètres d'une centrale éolienne ont toutes les chances de rater leurs études. | A lire Barbara J Frey & Peter J Hadden (2007) Noise radiation from wind turbines installed near homes: effects on health Bruits des éoliennes et droits de l'homme : une autre approche du problème, bourrée de références, y compris sur les infrasons. |